peur du noir

Avoir peur du noir est une chose commune chez les enfants de 2 ans et plus.
Solitude, silence, obscurité, perte de repères ; la nuit est source de sensations négatives et d’insécurité pour 4 enfants sur 5.
En effet, se retrouver dans une chambre plongée dans le noir sans la présence de ses parents est une vraie tourmente difficile à dépasser.
Que ce soit pour les parents comme pour l’enfant, cette phase peut être pénible mais c’est un passage obligé pour tous !
Cette étape fait même partie du développement de l’enfant selon les spécialistes et votre rôle est important.
Rassurer les craintes et donner confiance en soi sont les deux enjeux majeurs de cet apprentissage de la vie
.
Pour y arriver, vous devrez :

  • Comprendre ce qu’est la peur du noir
  • Utiliser des stratégies pour aider votre petit à se sentir à l’aise lorsqu’il est seul la nuit.

Si ce sujet vous intéresse et que votre enfant a du mal à dormir seul la nuit, alors vous devriez lire cet article.
En apprenant d’où vient la peur et en suivant nos conseils, votre enfant arrivera à retrouver un sommeil apaisé d’ici quelques temps !

Pourquoi un enfant a-t-il peur du noir ?

peur du noir

Beaucoup de parents ont du mal à comprendre réellement la cause de la peur du noir chez l’enfant.
En effet, on estime souvent à tort que les enfants n’ont pas à avoir peur car ils n’ont pas encore vécu d’expérience terrifiante.
Mais à cet âge, l’imagination est déjà très riche !
Le noir fait perdre les repères habituels, et l’enfant est susceptible de tout imaginer… Des monstres dans le placard, des créatures sous le lit…; l
a peur du noir, appelée nyctophobie, trouve sa source dans la sensation d’insécurité perçue, une fois que toutes les lumières sont éteintes.
L’obscurité qui plane sur l’ensemble de la pièce empêche de contrôler l’environnement grâce à la vue, et cette nébulosité sans fin crée ainsi une angoisse. L’enfant se sent alors particulièrement démuni et son imagination perturbe sa tranquillité.
Notez que certains événements comme :

  • Un déménagement,
  • L’entrée à l’école
  • L’arrivée d’un autre enfant dans la famille
  • Le décès d’un proche
  • Un cambriolage

Ces faits marquants peuvent déclencher des angoisses nocturnes.
Soyez donc attentif à ce qui peut perturber le moral de votre enfant.

Peur du noir et angoisse de la séparation : y a t il un lien ?

Quand le silence total règne dans la maison, l’enfant se sent de plus en plus perdu et abandonné et la peur du noir grandit. Cette phobie de la nuit est encore plus intense chez les petits qui ont des difficultés lors de la séparation avec les parents.
L’absence totale de vision combinée à la disparition du sentiment de protection des parents provoquent une terreur nocturne et des troubles du sommeil importants.

Chez les enfants en bas âge, la peur du noir est directement liée à l’angoisse de la séparation. Avant 3 ans, ils ressentent un besoin ultime d’être rassurés par la présence des parents ou des grands-parents. Une situation qui est impossible lorsqu’ils se trouvent seuls dans la chambre pendant la nuit.

Pour les enfants plus âgés, il est rare que l’angoisse de la séparation cause une terreur nocturne. C’est bien souvent l’imagination qui est seule responsable de cet état d’anxiété.

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Peur du noir : jusqu’à quel âge ?

La peur du noir apparaît dès l’âge de 2 ans mais on ne sait pas quand elle disparaîtra. Certains individus la ressente jusqu’à l’âge adulte ce qui nécessite alors une prise en charge par un professionnel.
A noter :
Avant cet âge, les pleurs nocturnes sont attribués à langoisse de la séparation pour laquelle les solutions à mettre en place sont différentes.

Il n’existe pas d’âge fixe à partir duquel l’enfant n’a plus aucune crainte de l’obscurité.
Toutefois, la peur diminue progressivement au fil des années.
Dans la majorité des cas, la peur du noir disparait vers 10 ou 12 ans.

La peur du noir a 3 ans a plusieurs origines et il est primordial pour les parents d’entamer un processus strict pour aider l’enfant. Sans une bonne assistance, il est tout à fait possible que même à l’âge adulte, la peur du noir et de la nuit soit encore présente.

Peur du noir : Quelles sont les conséquences ?

peur du noir

Peu importe l’âge de l’enfant, la peur du noir peut avoir plusieurs conséquences. Ces faits rendront cependant la crainte bien plus persistante en raison des effets psychologiques qui en découlent. Les suites les plus fréquentes à la crainte de l’obscurité sont :

  • Le refus de se coucher seul,
  • Les troubles du sommeil,
  • Le pipi au lit
  • Les impacts négatifs sur les résultats scolaires.

Refus de se coucher seul 

Le fait de se retrouver dans une chambre plongée complètement dans l’obscurité est la cause la plus fréquente de la peur du noir. Sans ses repères et à cause de son imagination, un enfant ne se sentira pas en sécurité lorsqu’il est isolé. De plus, l’idée de devoir passer la nuit entière dans une pièce unique avec le silence continu rend la solitude bien persistante. Cette crainte est souvent présente à 2 ans où la sécurité de base en solo est encore difficilement acquise.

Trouble du sommeil

Tout d’abord, ils sont très fréquents chez un enfant qui a peur du noir, et il faut les prendre au sérieux car ils peuvent entraver la santé mentale et physique d’un petit. D’ailleurs dans la majorité des cas, les répercussions se ressentent au niveau du développement de l’enfant, donc les parents doivent réagir vite et ne pas laisser la situation s’aggraver.

Les troubles se caractérisent par :

  • Du mal à trouver le sommeil,
  • Des réveils au beau milieu de la nuit répétés
  • Un lever matinal précoce.

Mauvais rêves, cauchemars et terreurs nocturnes sont les principaux facteurs de l’anxiété du sommeil. À cause de sa peur du noir et de son appréhension, un enfant peut démontrer des troubles persistants au coucher.

Selon les professionnels, un cauchemar et un mauvais rêve ont souvent lieu au moment du sommeil paradoxal. Tandis que les terreurs nocturnes quant à elles surviennent lors du sommeil profond. Que ce soit pour l’enfant ou les parents, vivre de telles situations tous les soirs peut être néfaste pour la santé de tous. Se faire réveiller par un enfant en pleur et pris d’angoisse est en effet également source de trouble de sommeil pour toute la famille.

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Pipi au lit

Parfois l’on peut penser qu’un bambin qui fait pipi au lit est tout simplement fainéant et ne souhaite pas se lever pour faire ses besoins aux toilettes. Nombreux sont donc les parents qui réprimandent leurs progénitures lorsqu’ils font pipi au lit. Cependant, selon les pédiatres, l’énurésie infantile est un symptôme d’un mal-être. Sans le faire exprès et hors de son contrôle, il s’agit d’une manifestation de souffrance pour un enfant. Tout comme les larmes qui coulent lorsqu’ils pleurent, le pipi au lit exprime un état d’anxiété ou de chagrin chez un bambin.

En outre, la peur du noir à 4 ans et plus peut également être à l’origine d’énurésie. En effet, un stress trop important lié à la crainte rend la pulsion plus présente et plus difficile à contrôler.

Résultats scolaires négatifs

La peur du noir à 5 ans et plus peut avoir des effets négatifs sur les résultats scolaires d’un enfant. L’anxiété ressentie face à la crainte de l’obscurité peut en effet avoir des répercussions importantes sur la performance d’un petit. Un enfant sera ainsi plus dissipé en cours et ses pensées seront plus ancrées dans cette crainte. Le tout, sans pouvoir se concentrer sur les savoirs qu’il devra acquérir.

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9 astuces pour vaincre la peur du noir

Pour les parents, il est ainsi primordial de miser sur des techniques pertinentes pour aider l’enfant à vaincre sa peur du noir. Les conséquences d’une telle appréhension sont en effet nombreuses, ce qui peut gâcher la vie de famille à différents niveaux. Pour mieux s’y prendre, voici comment vaincre la peur du noir facilement.

Mettez en place une veilleuse dans la chambre

La veilleuse allumée dans la chambre d’enfant peut aider à être rassuré pendant la nuit. Source de lumière, la veilleuse permet de garder une légère vision sur l’environnement. Il existe actuellement de multiples modèles de veilleuse pour des besoins variés. Les parents peuvent miser sur les options musicales ou à projections qui aident les petits à trouver le sommeil facilement. Ces modèles sont à préconiser pour les bambins qui ont peur du noir à 3 ans.

Les prototypes dotés d’indicateurs de réveil sont quant à eux à privilégier pour ceux qui ont peur du noir à 6 ans et plus. Le système permet en effet aux petits bouts de faire une différence entre la nuit et le jour. Grâce à cette option supplémentaire, votre enfant pourra savoir si le moment de se lever ou d’appeler ses parents est arrivé.

Enfin, les veilleuses nomades sont destinées à ceux qui ont peur du noir à 8 ans. Mobile et dotée d’une prise en main facilitée, cette version peut être emmenée partout par l’enfant. Lorsqu’il désire aller aux toilettes ou souhaite tout simplement se rassurer dans la nuit, votre petit pourra facilement manier sa petite lumière.

Il est aussi conseillé d’acheter la veilleuse en compagnie de votre enfant. Il pourra ainsi faire son choix parmi les différents modèles et vous serez certains que la veilleuse le rassure.

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Communiquez ouvertement avec son enfant de sa peur du noir

Certains parents peuvent être réticents à l’idée de parler ouvertement à leur progéniture de l’anxiété. Selon eux, cette action pourrait en effet remuer inutilement le couteau dans la plaie.
Cependant, en communiquant ouvertement de sa crainte, un bambin peut être rassuré.
Les parents doivent :

  • Réconforter sur la sécurité dans la maison.
  • Rester calme et sensible aux besoins de l’enfant.

Un enfant bien soulagé sera en mesure de s’endormir sans aucune crainte et plus apaisé.

Rationalisez la peur du noir et de la nuit par la logique

Les peurs enfantines sont déraisonnables aux yeux des parents, mais elles sont bien réelles pour votre enfant.
Une manière de les combattre est de leur oter tout crédibilité grace à la logique.
Après avoir découvert la nature de la peur (monstres dans le placard, bruits venant de dehors, intrusion…), alors vous devriez analyser et décomposer cette crainte. Par exemple :

  • Aidez votre enfant à identifier les bruits nocturnes angoissants
  • Donnez des explications sur la provenance des sons spécifiques
  • Faites le tour la chambre avant de vous coucher : ouvrez les placards, regardez sous le lit…
  • Nommer tout ce que vous voyez sous le lit, comme de la poussière, une boîte de vêtements, un vieux jouet, mais pas de monstres !

Cette initiative donnera plus de confiance avant d’aller au lit. Il est important que les parents n’ignorent jamais le ressentie de leur enfant. La compréhension et le soutien sont en effet des signes de réconfort importants pour leur enfant.

Suivez un rituel du coucher

Le rituel du coucher permet de créer un environnement plus propice à l’endormissement. En effet, avec cette nouvelle habitude, l’enfant se trouve dans un confort optimal pour trouver le sommeil en étant apaisé. Le rituel peut par exemple être une histoire pour dormir, ou un câlin, voir même une berceuse, etc. Mais avant le coucher, vous pouvez aussi instaurer un moment de relaxation, loin des troubles et qui effacera sans doute la peur du noir.

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Fournissez un objet de compagnie

De nombreux enfants possèdent un objet spécial pour se sentir plus apaisé et en sécurité. Par exemple, cela peut être une peluche réconfortante, qui s’allume pendant la nuit pour apaiser l’anxiété. Ou encore, une couverture avec votre parfum pour rassurer. Et même, un animal de compagnie, comme un chien ou un chat.

Restez actif une fois l’enfant couché

Contrairement à ce que l’on croit, le silence peut inquiéter un enfant plongé dans l’obscurité de sa chambre. Tandis qu’un peu de bruit peut le rassurer en se sentant moins isolé. permet pas de le rassurer. Ainsi, nous vous conseillons de rester actif, même lorsque votre petit est couché, car cela lui permettra de sentir votre présence.

Apprenez à votre enfant à s’apaiser

Vous ne pouvez pas être là toute la nuit pour apporter du réconfort à votre enfant. Par conséquent, c’est une bonne idée d’expliquer à votre enfant comment faire cela par lui-même.
Apprenez lui à se dire des phrases rassurantes, telles que: “Je suis en sécurité, je suis courageux et ça va aller”.
Vous pouvez également apprendre à votre enfant à faire quelque chose comme se frotter les pieds ou les mains ensemble comme méthode apaisante tactile ou à fredonner une petite chanson pour se sentir plus en sécurité pendant qu’il s’endort.

Passez du temps avec votre enfant dans le noir

Ne sortez pas d’un coup quand vous éteignez les lumières. Au contraire, restez avec votre enfant pendant quelques instants, le temps que ses yeux s’adaptent à l’obscurité. En attendant, parlez comme si de rien était et donnant l’impression que faire des choses dans le noir est une chose naturelle.

Vous pouvez aussi utiliser une lampe de poche pour éclairer les objets réconfortants qui se trouvent dans la chambre.

Enfin, vous pouvez créer un ciel étoilé en mettant des étoiles fluorescentes au plafond de la chambre. Ainsi, votre petit aura l’impression d’être dans un joli rêve.

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Peur du noir chez l’enfant : les choses à ne surtout pas faire

Les parents ont tendance à adopter des gestes et paroles qui peuvent aggraver les choses et rendre la peur du noir encore plus persistante. Les éléments suivants sont à éviter formellement :

  • Raisonner son enfant : un bambin qui a peur ne doit pas être raisonné, mais réconforté ! Ainsi, dans de telles situations, évitez les paroles toutes faites de types : « tu n’as aucune raison d’avoir peur ; ça ne fait pas peur ; tu te fais des idées ; etc. »
  • Laisser un enfant face à ses doutes seuls : ignorer l’inquiétude de son enfant renforcera sans aucun doute sa crainte. Face à des situations angoissantes, les parents devront constamment rassurer le bambin en restant à ses côtés s’il le faut ! En cherchant les bonnes solutions, le petit sera plus apaisé.
  • Mentionner des mises en garde inconnues : les parents mettent souvent leurs enfants en garde face à des dangers, qu’ils ne connaissent pas encore. Sans le vouloir, ils alimentent la crainte persistante chez l’enfant et le rendent anxieux face à toutes les situations. Se retrouver dans le noir lui rappellera les différents risques tant mentionnés !

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